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| Gazelles 2006 |
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EN 2007,
de nouveaux critères ... pour de nouveaux
avantages
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| La loi de finances pour 2007,
intègre la création d’un « statut de l’entreprise
de croissance ». Ce statut permet de soutenir les
PME qui réussissent et de permettre ainsi à celles
qui grandissent de poursuivre leur croissance, afin
qu’elles deviennent les « gazelles » championnes
de notre économie. |
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Consultez
le dépliant "Gazelles, les PME de croissance"
Consultez le
guide pratique |
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| La loi de finances prévoit les caractéristiques
suivantes : |
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| 1. Accès au statut |
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Les entreprises éligibles
au statut de PME de croissance sont les entreprises :
- comptant entre 20 et moins de 250 salariés
(effectif moyen annuel en équivalent temps plein)
- dont la masse salariale a crû d’au moins 15%
sur deux années consécutives (pour ce calcul,
c’est la masse salariale chargée qui sera prise
en compte, après déduction du salaire correspondant
aux dirigeants de l’entreprise)
- répondant aux critères européens de la PME,
notamment en termes de taille, chiffre d’affaires,
bilan et indépendance
- assujetties à l’impôt sur les sociétés.
Cependant, il n’est pas nécessaire de payer effectivement
un impôt pour bénéficier du statut (l’impôt sur
les sociétés à payer peut éventuellement être nul).
Le critère d’assujettissement à l’IS découle de
l’avantage fiscal apporté par le statut. Il n’est
en pratique que peu discriminant car on constate
que la quasi-totalité des PME de 20- à moins de
250 salariés et à forte croissance de masse salariale
sont aujourd’hui assujetties à l’impôt sur les sociétés.
Le ciblage sur les PME de 20 à moins de 250 salariés
correspond à une démarche fondée sur une approche
économique. Les différentes études économiques récemment
produites sur les entreprises de croissance (notamment
celles du Conseil d’Analyse Economique, de l’Institut
Montaigne, de l’observatoire économique de la CCIP,
...) montrent en effet que ce sont les entreprises
de plus de 20 salariés qui doivent être davantage
aidées dans leurs croissance pour devenir des gazelles.
Les statistiques européennes montrent que la France
accuse en effet un déficit important d’entreprises
de 20 à 250 salariés par rapport à ses voisins :
la part des 20-250 dans l’économie en Allemagne
est presque deux fois plus forte qu’en France (6.7%
des entreprises contre 3.7% en France) ; en Angleterre
et aux Pays-Bas, elle est supérieure de plus de
40%.
Les politiques publiques récentes ayant déjà fortement
ciblé les TPE de moins de 20 salariés (contrat de
travail adapté via le CNE, suppression totale des
cotisations patronales de sécurité sociale au niveau
du SMIC, et.), le statut d’entreprise de croissance
prend le relais pour les entreprises de plus de
20 salariés.
Au total, les simulations effectuées montrent que,
sur les 80 000 PME de 20 à 250 salariés que compte
la France, ce sont au moins 4000 entreprises qui
devraient être concernées par ce statut. Bien évidemment
il n’y aura pas de numerus clausus et toutes
les entreprises qui remplissent les critères bénéficieront
du statut. Naturellement une entreprise dont la
croissance se poursuivra plusieurs années pourra
continuer à bénéficier du statut tant qu’elle en
respectera les critères. Cette mesure permet donc
d’accompagner dans la durée les entreprises en forte
croissance. Le statut est mis en place dès l’année
fiscale 2006, c'est-à-dire que la croissance de
la masse salariale est mesurée sur les années 2004
et 2005 et donne droit notamment à une réduction
d’impôt sur les sociétés dû au titre de l’année
2006. |
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| 2. Gel de l'impôt sur
les sociétés |
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Pour une entreprise poursuivant
une forte croissance, le dispositif permet de réduire
le montant de l’IS à hauteur de la moyenne des IS
payés les deux années précédentes. Ainsi l’augmentation
d’IS lié à la croissance disparaît : il s’agit donc
d’une mesure de gel d’IS pendant la croissance.
Pour les entreprises payant également l’impôt forfaitaire
annuel (IFA), l’écrêtement portera sur la somme
IS+IFA.
Concrètement, une entreprise bénéficiant du statut
pour l’année fiscale 2006 (donc sur la base de sa
croissance de masse salariale en 2004 et 2005) voit
son IS théorique (ou la somme IS + IFA pour les
PME soumises à l’imposition forfaitaire annuelle)
pour 2006 comparé à la moyenne des IS (ou des sommes
IS+IFA) payés en 2004 et 2005. Tout excédent éventuel,
conséquence de l’augmentation de son bénéfice en
2006, donne lieu à une réduction d’impôt proportionnelle
à la croissance de la masse salariale observée sur
2006. Au premier semestre 2007, lorsque l’entreprise
calcule son IS (ou IS+IFA) dû au titre de 2006,
elle peut intégrer cette réduction d’impôt dans
sa déclaration et donc dans le paiement du solde
d’IS 2006 payé concomitamment.
Les premières entreprises de croissance, celles
qui bénéficient du statut au titre de l’année fiscale
2006, peuvent donc profiter d’un avantage de trésorerie
dès le premier semestre 2007.
La réduction d’impôt estcalculée en proportion de
la croissance de la masse salariale observée sur
l’année fiscale ouvrant droit à la réduction d’impôt
(2006 dans l’exemple précédent). L’écrêtement d’IS
(ou IS+IFA) est total (plafonnement de l’IS (ou
IS+IFA) à la moyenne des deux années 2004 et 2005)
pour une entreprise ayant poursuivi une croissance
de 15% l’année d’obtention du statut (année fiscale
2006). Il est nul (aucune réduction d’IS) pour une
entreprise n’ayant connu aucune croissance de masse
salariale cette année là. Pour une croissance de
masse salariale comprise entre 0 et 15% en 2006,
la réduction d’impôt est intermédiaire, calculée
au prorata de ce taux de croissance de la masse
salariale.
Ce mécanisme encourage donc les entreprises ayant
acquis le statut à poursuivre leur croissance de
masse salariale afin de profiter d’une réduction
d’impôt maximale (écrêtement total de l’IS 2006). |
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| 3. Décalage du paiement
des cotisations sociales des salariés nouvellement
embauchés |
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Le dispositif permet de comparer
les cotisations dues chaque mois aux cotisations
payées l’année précédente à la même échéance, et
de reporter d’un an l’écart lié à l’accroissement
de la masse salariale.
Ainsi, une entreprise bénéficiant du statut peut,
si elle le souhaite, profiter d’un décalage de paiement
du surcroît de charges sociales, pour ne pas se
voir imputer immédiatement le coût d’un nouveau
recrutement, mais différer d’un an cette charge.
Ceci permettra de ne payer le coût social du recrutement
qu’au moment où il est le plus productif, c'est-à-dire
quand le nouveau salarié contribue pleinement et
efficacement à la rentabilité de l’entreprise.
Concrètement, l’entreprise qui le souhaite compare
les cotisations dues chaque mois en 2007 à la cotisation
due le même mois en 2006. Elle peut alors limiter
le paiement de ses cotisations sociales au montant
qu’elle avait payé 12 mois auparavant (en 2006),
et reporter l’excédent d’un an, afin de ne le payer
qu’en 2008, sur la même échéance mensuelle. Le surcroît
de cotisation en 2007 par rapport à 2006 ne sera
donc payé qu’en 2008.
Cette mesure réglementaire est inscrite dans le
décret en Conseil
d’État n° 2007-185 du 9 février 2007, relatif
au paiement partiellement différé des cotisations
patronales de sécurité sociale dues par les petites
et moyennes entreprises de croissance. |
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| 4. Remboursement anticipé
du crédit d'impôt recherche |
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| Afin d’encourager les entreprises
de croissance qui investissent dans l’innovation
et la recherche et qui sont éligibles au crédit
d’impôt recherche (CIR), un remboursement immédiat
de leur créance de CIR est prévue par l’article
199 ter B du CGI dans sa rédaction issue de l’article
13 de la loi de finances pour 2007.Elles bénéficient
ainsi d’un avantage de trésorerie important. |
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© Ministère des Petites
et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l’Artisanat,
des Professions libérales et de la Consommation,
03/2007
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